
Sur le plancher de presse, la lutte contre la contrefaçon n’est pas une décision de conception — c’est une signature spectrale reproductible. Lors de l’utilisation d’encres de sécurité, la lampe UV doit fournir une pureté spectrale constante, et pas seulement une intensité brute.
Ce bleu que vous voyez émis par une lampe germicide ? Il s’agit de la raie d’émission du mercure autour de 435 nm. Celle-ci est inutile pour de nombreux photoinitiateurs de sécurité et peut même provoquer une fluorescence de fond qui brouille la marque.
Ce qui compte en interne
Nous fabriquons des lampes UV à haute pureté spectrale en contrôlant la pression de vapeur de mercure et en utilisant des réflecteurs à couche dichroïque pour isoler la bande cible — généralement 365 nm pour un réticulation propre et profonde. L’irradiance maximale est ajustée pour dépasser le seuil d’activation du photoinitiateur de l’encre, tandis que la largeur spectrale est réduite afin de limiter l’énergie hors bande responsable de l’épanouissement (blooming) et de la fluorescence indésirable.
Le résultat est un profil de polymérisation avec une densité d’énergie stable sur toute la largeur d’impression. Ce profil est reproductible d’un tirage à l’autre, et sa mesure se fait avec un radiomètre spectral, pas à l’œil nu.
Pourquoi cette méthode est efficace
La lutte contre la contrefaçon repose sur un contraste net et délibéré. Une émission étroite et stable à 365 nm excite les photoinitiateurs de l’encre de sécurité avec une réelle sélectivité, ce qui assure des contours nets et une réponse colorimétrique constante sous éclairage de vérification.
Sur les presses offset, flexo, sérigraphies et hélio, nous adaptons la longueur de l’arc de la lampe, la géométrie du réflecteur et la transmission dichroïque à la chimie de l’encre et au substrat. Ainsi, la marque est lisible sans ambiguïté lors de l’inspection — aucune fausse détection due à des émissions parasites.
Ce qu’il faut bien surveiller
La pureté spectrale est sensible ; elle varie avec la température de la lampe et la densité de puissance. La lampe doit être adaptée à la presse : la longueur de l’arc et la ligne focale du réflecteur doivent correspondre à la zone de polymérisation, et la puissance de la lampe doit délivrer la dose requise par l’encre sans la dépasser.
Un dépassement de puissance élargit le spectre et raccourcit la durée de vie de la lampe. Il faut s’attendre à des tolérances de sortie plus strictes et à une gestion thermique renforcée. Le compromis est justifié : une signature anti-contrefaçon sûre et répétable sur laquelle on peut compter.